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Le stress chez le cheval n’est pas une maladie. Il est l’expression d’une inquiétude, qui apparait quand il a mal ou lorsqu’il ressent son environnement comme hostile et dangereux. Comme chez les êtres humains en pareil cas, le corps se met en alerte de façon désordonnée, ce qui se traduit par les signes que nous connaissons bien nous-mêmes : anxiété, maux de ventre, tremblements musculaires... Attention ! Il ne faut pas confondre le stress avec le "stress oxydatif" (ou "stress oxydant") dont on parle beaucoup, et qui est essentiellement le résultat des efforts musculaires. Alors si votre cheval est stressé, que faire ?
Le cheval est un animal routinier, aussi son stress est la conséquence d’une modification de l’environnement que le cheval perçoit comme négative et qu’il n’a pas pu anticiper. Après avoir cherché à comprendre cette nouvelle situation, le cheval va essayer de la contrôler et de faire avec. Mais lorsqu’il n’arrive pas à s’y adapter, son cerveau commence à interpréter le changement comme une agression pour lui : c’est le stress. Les causes de ce stress sont multiples : ennui, transport, douleur, changements d’alimentation ou dans les rythmes de vie à l’écurie, climats extrêmes...
Lorsqu’un cheval est en état de stress, son cerveau se met à envoyer des ordres désordonnés qui perturbent le fonctionnement de l’organisme. Les répercussions sont particulièrement importantes sur le système nerveux autonome, qui assure la régulation automatique des fonctions nécessaires à la vie (respiration, circulation sanguine...). L’activation de cette partie du système nerveux va, par exemple, provoquer une augmentation de l’activité cardiaque et respiratoire et un dérèglement de la fonction digestive pouvant être à l’origine de douleurs abdominales. Tout comme vous, votre cheval peut avoir des contrariétés qui sont à l’origine de son stress et qui engendrent des comportements anormaux souvent appelés « tics ».. Vous pouvez avoir mal au ventre, ou vous ronger les ongles avant un examen, ou une réunion importante. Il en est de même pour votre cheval.
Le cheval stressé peut manifester des réactions d’agressivité ou au contraire des périodes d’apathie où il ne bouge plus.
Sont également fréquents :
Eviter les situations susceptibles de perturber le cheval ou le désensibiliser sont les meilleures façons de réduire les risques de stress.
Cela passe essentiellement par une meilleure gestion des transports, de l’alimentation ou de la vie à l’écurie en général. Lorsque le stress s’est installé, il faudra chercher à faire disparaître au plus vite ce qui a pu le provoquer ; on peut également aider le cheval avec des aliments complémentaires riches en magnésium. Les risques de stress seront forcément limités si le cheval se sent bien dans son environnement.
Cela passe par des mesures simples, assez faciles à appliquer. Par exemple :
Chez les chevaux, les anxiolytiques n’existent pas ; on ne peut trouver que des tranquillisants, mais leur utilisation n’est pas du tout recommandée sans l’avis d’un vétérinaire, et encore moins sur de longues périodes à cause de leurs effets secondaires.
Il est toutefois possible d’agir sur l’alimentation du cheval stressé en lui apportant des nutriments qui répondent à l’augmentation de ses besoins. Le magnésium, qui aide à réguler l’activité nerveuse, ou le tryptophane, sont 2 exemples des nutriments dont la consommation augmente chez les chevaux anxieux. Le recours aux phéromones équines (molécules produites naturellement par la jument pour apaiser son jeune poulain) a également fait ses preuves face aux situations connues pour être des sources d’anxiété chez le cheval. Appliquées sous les naseaux, elles permettent au cheval de « respirer » un message qui le rassure. N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire.
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