La maladie

Le tendon est un tissu capable de renvoyer plus d’énergie qu’il n’en reçoit. A chaque foulée du cheval, le système locomoteur amortit la force de contraction des muscles, le poids et la vitesse du cheval. Cette énergie est emmagasinée et aussitôt renvoyée pour permettre la propulsion. Les tendons sont comme de puissants ressorts pressés au maximum, puis relâchés. Une tendinite est une inflammation du tendon, et se reconnait selon plusieurs signes : chaleur, douleur et tuméfaction (gonflement ou œdème).

Lorsqu’elle démarre, la tendinite est un phénomène auto-aggravant si l’exercice ou les sollicitations persistent. Il convient donc d’arrêter l’inflammation au plus tôt. La tendinite du cheval correspond à une rupture partielle ou totale des fibres de collagène du tendon affecté. En fonction du degré de rupture, il existe 4 types de tendinites :

  • La tendinite de type I : rupture partielle avec possible douleur en début de travail du cheval, disparaissant au cours de l’échauffement.
  • La tendinite de type II : rupture partielle avec douleur persistant durant le travail du cheval et pouvant augmenter avec l’intensité de l’effort.
  • La tendinite de type III : rupture partielle avec douleur permanente et intense, empêchant l’entraînement du cheval.
  • La tendinite de type IV : rupture totale des fibres, rendant tout mouvement impossible et pouvant nécessiter une intervention chirurgicale.

Quelles sont les causes de la tendinite du cheval ?

Les causes des tendinites sont multiples. La plus courante est la fatigue du tendon en relation avec la fatigue du muscle dont il est issu. Les fibres endommagées s’enflamment et s’abîment.

À chaque mouvement du cheval, le tendon ne fonctionne plus normalement et perpétue le phénomène. Tout exercice répété, prolongé et/ou inhabituel, notamment en intensité peut provoquer une tendinite. C’est pourquoi la gestion de l’entraînement est importante. La conformation du cheval est une autre cause possible de tendinite, en effet, certains chevaux, cagneux ou panards, ont tendance à développer des tendinites plus fréquemment que les autres en raison de la mauvaise répartition des charges et des forces impliquées dans la locomotion. Enfin, alimentation et qualité du sol jouent un rôle majeur, tant en ce qui concerne la gestion de l’état général et le niveau de l’entrainement que celle des appuis et de la résonance au sol.

La tendinite du cheval : diagnostic et examens

Le diagnostic repose sur un examen vétérinaire conduit en plusieurs étapes.

Dans un premier temps, le vétérinaire fera un examen clinique en 3 phases : un examen statique visuel avec le cheval à l’arrêt (on examine les aplombs et les éventuelles zones anormalement déformées), puis la palpation et enfin l’examen dynamique pour évaluer la gêne locomotrice éventuelle. Dans un deuxième temps, l’imagerie, et plus particulièrement l’échographie, offre un réel atout dans la localisation et l’évaluation du degré de gravité de la lésion.

Les grands principes du traitement de la tendinite du cheval

Quel que soit le traitement mis en place, le repos est indispensable et très bénéfique. Celui-ci permet le départ de la reconstruction tendineuse.

En fonction de la localisation et de la gravité de la tendinite, le vétérinaire prescrira un temps de repos plus ou moins long et plus ou moins strict : de quelques jours à plusieurs mois, (voire une année entière), un exercice modéré et contrôlé ou autorisera le paddock, mais le repos absolu au box est parfois nécessaire. Cependant, le repos ne doit pas être le seul traitement, « laisser faire la nature » n’est souvent pas suffisant pour une réparation adéquate et d’autres techniques plus innovantes permettent d’améliorer la qualité de la cicatrisation à la fois dans le temps et pour limiter les risques de récidive. Le but est de recréer le subtil équilibre entre la résistance mécanique et l’élasticité pour l’exercice auquel le tendon est destiné.

Pour aider à la cicatrisation du tendon et en fonction du type de tendinite, les vétérinaires peuvent utiliser les techniques suivantes :

  • Les anti-inflammatoires par voie orale ou injectable ;
  • De la médecine régénérative en injection dans les tendons
  • Les soins locaux externes, des emplâtres, de l’argile, des douches, des anti-inflammatoires locaux sous forme de gel. Le but est de limiter l’inflammation et de faciliter le drainage de l’œdème et de l’hématome autour et dans la lésion.
  • Éventuellement et plus rarement la chirurgie un nettoyage du tendon et l’élimination de l’hématome et des tissus nécrosés en vue d’une reconstruction plus rapide.

À cet effet, les Laboratoires AUDEVARD propose : TENDILAX ANTIPHLOGISTIC, argile verte à base de Kaolin contribuant à drainer les toxines, absorber les excès de liquide et améliorer la vasodilatation. N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire. Il faut aussi aider à reconstruire le tissu et les fibres du tendon pour retrouver un tissu de qualité et assurer une réparation fonctionnelle.

Parmi les principales techniques utilisées par les vétérinaires, il existe :

  • La médecine régénérative : PRP (injection dans la lésion de plasma riche en plaquettes et contenant des facteurs de croissance qui stimulent la synthèse de collagène de type I)
  • Cellules souches
  • La rééducation est essentielle. Elle peut être associé à la physiothérapie équine. Remise progressive du tendon lésé sous tension afin de faciliter l’orientation des fibres dans le sens axial et leur organisation en faisceaux (en mouvement sur sol ferme, dans l’eau, manipulations, massages, lasers, ondes de choc…).
  • La ferrure peut aussi avoir un rôle important. Elle peut être adaptée au type de tendinite et permettre de limiter la pression sur le tendon pendant la rééducation.

Les supports nutritionnels peuvent également être recommandés par votre vétérinaire. Ces produits visent à soutenir l’organisme du cheval durant la cicatrisation tendineuse. Sur le côté préventif, l’ entrainement sur un sol de bonne qualité est primordial pour entretenir les ligaments de votre cheval. Une activité régulière toujours précédée d’un bon échauffement est également un bon moyen pour limiter les risques.

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