La maladie

Plus ou moins profonde, une plaie cutanée est une zone où la peau est abîmée et donc n’est plus intacte. Elle n’assure plus son rôle de barrière et devient une porte d’entrée pour les microbes, dont l’un des plus redoutables pour le cheval car mortel est celui responsable du tétanos.

Plus ou moins profonde, une plaie cutanée est une zone où la peau est abîmée et donc n’est plus intacte. Elle n’assure plus son rôle de barrière et devient une porte d’entrée pour les microbes, dont l’un des plus redoutables pour le cheval car mortel est celui responsable du tétanos. Les plaies sont parfois le symptôme d’une affection qui touche la peau ; c’est le cas, par exemple, des « gales de boue » ou de la dermite estivale du cheval. Mais le plus souvent, les plaies apparaissent à la suite de blessures. Les plaies peuvent être la conséquence d’un choc (accident, chute, coup de pied...). Elles peuvent aussi être provoquées par des frottements prolongés et répétés sur certaines zones de la peau ; c’est le cas, par exemple, des plaies de harnachement ou des plaies du garrot. Dès lors que la peau a été perforée ou érodée, les processus naturels de cicatrisation se mettent en place. La première phase est celle du nettoyage de la zone abîmée. La plaie suinte pour éliminer les débris ; elle se couvre d’une sorte d’enduit jaunâtre (la « fibrine », dont le rôle est d’éviter les saignements), qui se transforme ensuite en « croûte » quand la plaie est laissée à l’air libre. Dans un 2ème temps, et si tout se passe bien, les zones abîmées se régénèrent en formant un tapis de petits bourgeons très rouges, facile à voir quand la plaie est large. Puis la peau se referme peu à peu, du pourtour vers le centre.

Les différents types de plaies possibles

En fonction de l’aspect de la plaie, il est souvent difficile d’en estimer le degré de gravité.

Plusieurs types de plaie nécessitent l’intervention d’un vétérinaire, dont par exemple :

  • Les plaies hémorragiques
  • Les plaies qui cicatrisent mal
  • Les plaies profondes
  • Les plaies à priori superficielles mais en regard des articulations ou des tendons
  • Les plaies localisées sur la tête : en particulier près des yeux...
  • Et de manière générale, TOUTES les plaies si le cheval n’est pas vacciné contre le tétanos

Le traitement des plaies cutanées chez le cheval

Si la plaie est ancienne, ancienneté supérieure à 12h, le vétérinaire déconseillera de la suturer. Sur ces plaies « anciennes », il est conseillé de laisser une cicatrisation par seconde intention c’est-à-dire sans points de suture ou agrafes.

Nettoyer la plaie du cheval

Pour pouvoir cicatriser, une plaie doit être propre. Le nettoyage de la plaie du cheval commence toujours par un savonnage puis un désinfectant peut être appliqué localement. Il conviendra de bien la nettoyer à l’eau en utilisant des produits antiseptiques adaptés, pour limiter les risques d’infection par la multiplication des germes sur le site. Il ne faut pas utiliser d’alcool sur une plaie ; en fonction de la plaie, les savons ou les solutions à base de « povidone iodée », désinfectent en respectant l’équilibre de la plaie. Les antibiotiques ne sont pas souvent nécessaires en 1ère intention et seul votre vétérinaire sera juge du bien fondé de leur prescription et/ou administration.

Favoriser la cicatrisation

Pour favoriser une bonne évolution de la plaie, il existe sur le marché des produits cicatrisants, en sprays, pommade ou gel. Pour éviter de contaminer le tube ou le flacon, on appliquera ces produits sur des compresses qui seront ensuite posées sur la plaie et maintenues avec des bandages. Sur les plaies qu’il est impossible de recouvrir d’un pansement, les produits cicatrisants seront aussi très utiles en aidant à éviter l’assèchement trop rapide de la plaie. Ils peuvent aussi avoir un rôle de barrière mécanique pour éviter que des saletés ou même les insectes ne viennent souiller la plaie.

Protéger la plaie

Contrairement à l’idée générale, il est préférable de maintenir les plaies sous pansement jusqu’à cicatrisation complète chaque fois que cela est possible. Cela permet de maintenir un certain niveau d’humidité sur la plaie, accélérant ainsi la cicatrisation d’une part, et à limiter la contamination d’autre part. Il faut cependant veiller à ce que le pansement reste propre. Il devra donc être changé régulièrement pour éviter l’infection et favoriser le drainage.

Les laboratoires AUDEVARD proposent les pansements ANIMALINTEX et GAMGEE conçus spécialement pour protéger les plaies du cheval. Les mesure d’hygiène et de prévention. S’il est impossible d’empêcher le cheval de se blesser, limiter les risques est une question de bon sens, et appliquer des mesures simples y contribue, comme par exemple :

  • Utiliser un harnachement et une selle adaptés à la morphologie du cheval
  • Utiliser des protections (bandes, cloches, guêtres...) à chaque sortie chez les chevaux à risque
  • Éviter absolument les clôtures en fil barbelé
  • Déferrer les chevaux qui vivent en groupe au pré
  • Débarrasser l’environnement des objets « à risque » (objets métalliques à angles saillants, arbres morts tombés au sol...), etc....

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